Protégé : PPT Les politiques de lutte contre les inégalités

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Egalités mondiales ITW avec B.Milanovic (Xerfi)

https://www.xerficanal.com/economie/emission/Branko-Milanovic-Branko-Milanovic-les-inegalites-mondiales_3746871.html?utm_source=Mod%E8le%20diffusion%20Xerfi%20Canal&utm_medium=email&utm_campaign=XC210219

Pourquoi l’évolution des profits divergent-elles de celle des salaires ? (Lazonick)

Texte + vidéo en anglais

https://hbr.org/2014/09/profits-without-prosperity

Exactement le même thème que celui abordé par P.Artus et M.P.Virard dans « Et si les salariés se révoltaient? » paru en mars 2018

 

Les inégalités en France avant et après redistribution (Gilbert Cette dans Le Monde)

La France est un pays où les inégalités sont relativement moins fortes que dans d’autres économies développées, et ces inégalités ont d’ailleurs très peu progressé depuis 25 ans. Mais, on parle ici de mesure des inégalités après la redistribution. Or, lorsque l’on observe les inégalités avant redistribution, on constate que celles-ci sont très importantes. les mécanismes de redistribution viennent donc corriger des inégalités ex-ante très importantes. Mais cette redistribution pèse sur la compétitivité des entreprises françaises, un enjeu important est donc de pouvoir réduire la redistribution en réduisant les inégalités ex-ante. Cf cet article de Gilbert Cette dans le Monde du 7 septembre.

L’emploi est au cœur des inégalités

La France est un pays  » spontanément  » très inégalitaire. L’OCDE mesure les inégalités de revenus dans les trente-sixpays qui la composent, l’indice synthétique de Gini étant le plus utilisé. Cet indicateur montre que, avant impôts et transferts sociaux, seuls cinq pays sont plus inégalitaires que la France (l’Espagne, la Grèce, l’Irlande, l’Italie et le Portugal), deux sont équivalents (la Lituanie et le Royaume-Uni),les vingt-huit autres sont moins inégalitaires – non seulement les pays nordiques et scandinaves, mais aussi le Canada et les Etats-Unis, ou encore le Mexique et la Turquie.

En revanche, après impôts et transferts, la situation est différente : seize pays sont plus inégalitaires, six sont équivalents et douze sont moins inégalitaires.

Les politiques visant à réduire les inégalités peuvent s’inscrire dans deux logiques différentes. Elles peuvent corriger les inégalités spontanées en amplifiant la progressivité de l’impôt pour  » prendre aux riches  » et les transferts sociaux pour redistribuer vers les plus défavorisés. Mais la France est déjà l’un des pays dans lesquels ces politiques sociales sont les plus larges, et le risque est alors de brider la croissance économique par les distorsions inévitablement induites par les impôts et transferts, en particulier sur l’offre de travail.

L’autre logique est de favoriser la croissance et la création d’emplois par des politiques d’offre, afin de réduire les inégalités initiales (avant impôts et transferts). Il s’agit alors de réduire ces inégalités initiales par la croissance et l’emploi, afin d’avoir moins à corriger ensuite par des politiques redistributives.

Mobilité sociale faible

L’emploi est au cœur du problème : parmi les cinq pays qui sont plus inégalitaires que la France avant impôts et transferts, quatre ont un taux de chômage plus élevé (Espagne, Grèce, Italie) ou plus faible mais important (Portugal), et un seul un taux de chômage plus faible (Irlande).

Parmi les trente-six pays de l’OCDE, quatre seulement pâtissent d’un taux de chômage supérieur au nôtre (outre les trois déjà mentionnés, la Turquie). La dynamisation de la croissance et de l’emploi passe par le renforcement de l’offre compétitive. La France ne souffre pas d’un déficit de demande intérieure, cette dernière étant supérieure à l’offre compétitive, ce qui se traduit par un déficit courant depuis déjà plus de dix ans.

Une dynamisation de la dépense publique n’est donc pas appropriée pour réduire le chômage, sachant d’ailleurs que, exprimée en points de PIB, cette dépense est actuellement (à près de 57  %), avec celle du Danemark, la plus élevée de tous les pays de l’OCDE.

Une récente publication de l’OCDE montre que, au-delà des inégalités de revenus, la mobilité sociale est faible en France comparée aux autres pays. Comme en Allemagne, il y faut en moyenne six générations pour qu’une personne faisant partie des 10  % des revenus les plus faibles atteigne le revenu moyen, quand il en faut cinq aux Etats-Unis et au Royaume-Uni et de deux à quatre dans les pays nordiques et scandinaves. Parmi les pays développés, seule la Hongrie fait moins bien (sept générations).

Cette faible mobilité sociale s’exprime par une mobilité à la fois professionnelle et de revenus très faible comparée aux autres pays. L’école est en partie responsable de cette situation. Parmi les pays du G7, les performances scientifiques des élèves de 15 ans s’y expliquent plus qu’ailleurs par le statut social de la famille.

Le modèle social français est à la peine et n’a rien d’exemplaire. L’amplification des politiques redistributives n’est pas la réponse adaptée à cette situation, même si par ailleurs l’amélioration de l’efficacité de ces politiques est souhaitable. Les réponses sont avant tout la réduction des inégalités initiales par l’amélioration de l’offre compétitive et le renforcement de la mobilité sociale par de multiples voies, dont bien entendu celle d’une réforme en profondeur du système éducatif.

par Gilbert Cette

 

Transformation des structures productives et malaise social (Artus / Natixis )

Une courte synthèse particulièrement claire sur le lien entre transformation actuelle des structures productives dans les PDEM et malaise social par l’équipe de Patrick Artus.

https://www.research.natixis.com/GlobalResearchWeb/main/globalresearch/ViewDocument/FKuJHnpuJlwpgtzjZ_4mBQ==