Rôle des institutions et lutte contre le réchauffement (D.Acemoglu)

https://www.project-syndicate.org/commentary/climate-change-economic-growth-by-daron-acemoglu-2019-11/french

Les jeunes mobilisés en défense du climat ont-ils raison ?

CAMBRIDGE – L’augmentation des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère a entraîné une hausse de près de 1°C de la température moyenne à la surface du globe au cours du siècle dernier. Il ne fait aucun doute, au sein de la communauté scientifique, que les changements climatiques sont une conséquence directe de l’activité humaine. Il semble pourtant de plus en plus probable que nous ne parviendrons pas à réduire suffisamment les émissions de GES pour stopper, puis inverser, le réchauffement climatique.

    Il est attendu que les coûts de cet échec – élévation du niveau de la mer, déplacements massifs de populations, augmentation de la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes et propagation de nouvelles maladies infectieuses – seront pharamineux, même si l’on ne tient pas compte des « risques extrêmes » réellement apocalyptiques identifiés par feu Martin Weitzman de l’Université Harvard. Et une grande partie de ces coûts devra être assumée par les jeunes d’aujourd’hui.Dans ce contexte, la « grève scolaire pour le climat », le mouvement international de lycéens, d’étudiants et de jeunes militants, pourrait-elle être la solution ? Oui et non. Une véritable prise de conscience de la communauté internationale – et des États-Unis en particulier  – est impérative. Nous devons renoncer à notre faux sentiment de confort – nourri par des récits de mauvaise foi sur les prouesses de la géo-ingénierie ou d’autres solutions technologiques miracles. Mobiliser des réponses déterminées aux défis collectifs de grande ampleur a toujours nécessité un engagement soutenu de la part des citoyens et de la société civile.Mais toute transformation sociale implique l’adoption de nouvelles lois, normes et incitations. En l’absence de mesures législatives pertinentes, les entreprises et les particuliers ne changeront pas leurs habitudes. Et sans l’émergence de nouvelles normes, les entreprises trouveront toujours le moyen de contourner les nouvelles lois. La législation et les normes doivent donc être associées pour créer de nouvelles incitations à long terme.La colère manifestée par les jeunes militants climatiques aujourd’hui pourrait entraîner un changement des normes mondiales. Mais la vague actuelle d’activisme devra aussi se traduire par un mouvement politique organisé pour contrebalancer le pouvoir de l’industrie des énergies fossiles, peut-être en fusionnant avec les partis verts existants ou en les supplantant. Le défi pour les militants est de faire en sorte que les enjeux climatiques prédominent sur toutes les autres questions, afin que les citoyens soutiennent les politiques visant à réduire les émissions de GES, quelles que soient leurs autres priorités économiques, sociales et culturelles. Ce n’est qu’alors que la question climatique sera au centre des préoccupations.Pour l’instant, la principale faiblesse du mouvement des jeunes pour le climat est qu’il n’a pas de programme cohérent pour la décarbonisation de l’économie. En fait, de nombreux jeunes militants considèrent les marchés et la croissance économique comme faisant partie du problème, étant bien conscients du fait que l’industrie des combustibles fossiles invoque depuis longtemps les principes du libre-échange pour s’opposer aux taxes et aux réglementations sur le carbone.

    Les marchés pourraient toutefois contribuer de manière significative à la lutte contre le changement climatique. Il n’y a en réalité aucune raison de penser que la croissance économique doit être une victime de l’action climatique mondiale. Une taxe carbone suffisamment élevée fixerait un prix prévisible pour les dommages infligés à l’humanité et à la planète par les activités économiques à forte intensité en carbone, encourageant ainsi les entreprises et les individus à se détourner de ces activités. Et en faisant comprendre que les émissions de dioxyde de carbone sont une menace environnementale majeure, une telle taxe aurait pour deuxième fonction d’encourager le changement normatif .

    Mais pour qu’une taxe carbone soit efficace, il faut qu’elle soit bien plus élevée que le taux appliqué aujourd’hui dans de nombreux pays, basé sur un prix implicite de 30 à 50 dollars par tonne de CO2. Et même dans ce cas de figure, les législateurs et les militants climatiques devront aller plus loin. Bien qu’une taxe encouragera les entreprises à rechercher des sources d’énergie plus propres, elle ne créera pas une dynamique suffisamment puissante pour le développement de technologies alternatives à faibles émissions de GES. Ainsi, les taxes carbone devraient être complétées par des subventions aux énergies vertes adéquates, à l’intention des entreprises et des chercheurs qui mettent au point des technologies éoliennes, solaires et géothermiques performantes ou qui cherchent de nouveaux moyens de limiter les émissions des technologies existantes.Comme les taxes carbone, les subventions aux énergies vertes tirent parti des forces du marché. Ce n’est pas un hasard si la plupart des grandes innovations technologiques du XXe siècle – les antibiotiques, l’informatique, l’internet, la nanotechnologie – ont vu le jour grâce à des marchés créés et orientés par les États. Mais si la recherche et les subventions financées par les gouvernements ont joué un rôle déterminant dans la création des mesures incitatives, nul doute que leur développement n’aurait pas été possible sans le concours du secteur privé. Pour se faire une idée de ce que peut donner le soutien de l’État sans une économie de marché robuste, il suffit de considérer l’expérience désastreuse de l’Union soviétique dans les années 1970 et 1980.Enfin, les jeunes militants climatiques d’aujourd’hui ne doivent pas s’imaginer que l’avenir de l’humanité sur cette planète est conditionné à l’arrêt, ou à une limitation sévère, de la croissance économique. La transition vers une économie à faibles émissions de GES impliquera forcément des sacrifices. (Affirmer qu’un « New Deal vert » permettrait à la fois de réduire les émissions et de stimuler l’emploi à court terme n’est pas crédible). Mais en fin de compte, la croissance économique peut bénéficier de politiques écologiques bien conçues. En outre, sans croissance, les politiques de lutte contre le changement climatique risquent de ne pas être viables étant donné que les difficultés économiques pourraient inciter le public à ne pas soutenir des réformes de grande envergure.Il n’en reste pas moins que la croissance future ne peut pas dépendre d’une production inexhaustible de biens manufacturés. Notre tâche consiste à trouver des moyens plus efficaces, plus créatifs et moins gourmands en ressources pour répondre aux besoins divers de plus de 7 milliards de personnes. Une fois réalisée la transition vers une économie plus propre, la croissance pourra se poursuivre sans augmenter notre empreinte climatique. Les militants du climat ont raison d’œuvrer en faveur d’un langage commun concernant la nécessité de trouver de meilleurs moyens de produire et de consommer de l’énergie. Mais, plus précisément, nous avons besoin que la croissance économique elle-même se poursuive – et pas seulement pour préserver un soutien politique à un ordre du jour politique vert. Dans un monde où plus d’un milliard de personnes vivent encore dans une pauvreté extrême et où des milliards d’autres aspirent à un niveau de vie plus élevé, une promesse réaliste de croissance partagée sera beaucoup plus convaincante que des appels à l’arrêt du progrès économique.Nous avons une dette énorme envers la Génération Climat pour avoir lancé un cri d’alarme. Maintenant, nous devons transformer l’enthousiasme de ses militants en une force politique institutionnalisée et élaborer la feuille de route d’un programme économique porteur d’avenir, bien conçu et productif. Les marchés n’ont pas besoin de se mettre en travers de notre chemin. Au contraire, ils pourraient être un allié puissant.

    Daron Acemoglu, Professor of Economics at MIT, is co-author (with James A. Robinson) of Why Nations Fail: The Origins of Power, Prosperity and Poverty and The Narrow Corridor: States, Societies, and the Fate of Liberty.

    Croissance et inégalités (Jeffrey Sachs) ECE1

    https://www.project-syndicate.org/commentary/explaining-social-protest-in-paris-hong-kong-santiago-by-jeffrey-d-sachs-2019-10/french

    Transition énergétique et régulation bancaire (Le Monde -J.Couppey-Soubeyran)

    LA CHRONIQUE DE JÉZABEL COUPPEY-SOUBEYRAN

    Banques, banquise et pingouins

    Les banques ne peuvent plus ignorer la banquise, car le dérèglement climatique est une nouvelle source de risques pour elles. La banquise ne tiendra pas longtemps non plus sans l’attention des banques, car la transition écologique a grandement besoin de financement. Mais attention aux pingouins qui braient qu’il suffira pour cela d’un peu d’incitation – par exemple un allégement de la réglementation bancaire…
    Le dérèglement climatique pourrait affecter les bilans des banques et des autres intermédiaires financiers de multiples manières. En créant bien sûr des dommages à rembourser, en détruisant des valeurs d’actifs immobiliers, d’entreprises, etc. Egalement en les exposant à des risques de transition, car le « verdissement » de leurs emprunteurs, engagés dans de nouveaux modèles économiques bas carbone, ne réussira pas sans quelques échecs. Mais aussi parce que, de plus en plus, leur responsabilité se trouvera engagée si, par-delà les critères environnementaux naissants, elles continuent de financer aveuglément de gros émetteurs de CO2.
    Les banques n’ignorent pas ou plus ces risques que Mark Carney – gouverneur de la Banque d’Angleterre et président du Conseil de stabilité financière – avait mis en lumière dans son discours « Briser la tragédie des horizons », le 29 septembre 2015 à Londres. Ce discours a depuis lors inspiré d’autres banquiers centraux et superviseurs. A l’initiative de la Banque de France lors du One Planet Summit de décembre 2017, un réseau consacré au verdissement du système financier s’est constitué. Le Network of Central Banks and Supervisors for Greening the Financial System produira des travaux d’évaluation instructifs. La banque centrale des Pays-Bas a, par exemple, commencé à introduire le risque climatique dans un stress test bancaire (DNB Occasional Studies n0 16-7, 2018), estimant que le risque climatique pourrait – au minimum car le scénario n’inclut ni destruction d’actifs ni effets en chaîne – faire perdre aux banques un tiers de leurs fonds propres !
    Pratiques hétérogènes
    Les banques ne peuvent donc plus détourner le regard de la banquise. Or, les besoins de financement de la transition écologique sont colossaux. Dans leur livre Finance, climat, réveillez-vous ! (Indigène Editions, 2018), Anne Hessel, Jean Jouzel et Pierre Larrouturou reprennent le chiffre de la Cour des comptes européenne, qui les estime à 1 115 milliards d’euros par an entre 2021 et 2030 pour les pays de l’Union, s’ils veulent réduire de 40 % leurs émissions de CO2 d’ici à 2030. Si, à première vue, le chiffre paraît astronomique, il est, tout bien pesé, à la mesure des 31 000 milliards d’euros d’actifs que les banques européennes détiennent à leur bilan (contre environ 20 000 pour les banques américaines et 133 000 pour le secteur bancaire au niveau mondial – conversion en euros des chiffres du « Global Monitoring Report on NBFI 2018 Monitoring Dataset », publié par le Financial Stability Board en février 2019). La question n’est clairement pas celle d’un manque de moyens, mais de leur fléchage.
    Peut-on compter sur les banques pour qu’elles orientent spontanément leurs ressources vers la transition écologique ? Certaines s’engagent déjà dans cette voie, et les analyses comme celles de l’ONG Carbon Disclosure Project les y invitent. Mais les pratiques restent hétérogènes, le plus souvent associées au risque de réputation. Aucune banque n’a publié le détail de ses expositions selon l’éventail du vert au brun… Ce serait pourtant une bonne façon de convaincre clients et créanciers qu’il s’agit bien d’une démarche sincère, et non d’un verdissement de surface. Des études ont même montré que les banques les plus « responsables » en surface sont souvent les moins « vertueuses » (« Corporate Social Responsability for Irresponsability », Matthew Kotchen et Jon Jungbien Moon, NBER Working Paper Series no 17254, 2011).
    Mais pour que les bilans des banques verdissent, il faut que la régulation financière verdisse aussi, et surtout pas en allégeant les contraintes de celles qui se signaleraient comme les plus vertueuses : c’est pourtant l’idée du « bonus prudentiel », ou green supporting factor, soutenu par la Fédération bancaire française. Car, pour faire face au risque climatique, la capacité des banques à absorber des pertes doit augmenter et non diminuer.
    C’est aussi la politique monétaire qui doit verdir, en conditionnant les sommes mises à la disposition des banques à l’obligation de contribuer au financement d’investissements bas carbone. La puissance publique se doit de fixer la direction à suivre. La mise en place d’une banque publique européenne du climat est une excellente initiative, mais il faudra aller plus loin, avec des obligations publiques vertes pour que le secteur privé ne craigne plus de s’engager.
    Ce n’est pas que l’isolation thermique de nos bâtiments qu’il s’agit de rénover, mais tout notre modèle de croissance. Les banques ont là une formidable occasion de réorienter leur modèle d’activité vers les besoins de l’économie réelle à un horizon de long terme, horizon qu’elles n’auraient pas dû abandonner. Mettre la finance au service du climat, c’est la remettre au service du citoyen, c’est faire le tri entre celle qui est utile et celle qui ne l’est pas dans une financiarisation dont les excès n’ont toujours pas été résorbés depuis la crise. L’objectif ultime restant « moins de banquiers, plus de banquise » !
    Jézabel Couppey- Soubeyran est économiste,
    maîtresse de conférences
    à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne. Elle a notamment écrit « Blablabanque. Le discours de l’inaction » (Michalon, 2015)

    La politique climatique dans l’UE (Le Monde)

    Réchauffement climatique : l’inertie coupable de l’Union européenne

    Audrey Garric

    (Service Planète)

    ANALYSE
    En matière d’écologie et de climat, il y a les « petits pas » dénoncés par Nicolas Hulot, l’ancien ministre de la transition écologique et solidaire. Et le surplace. C’est l’allure que semble avoir adoptée l’Union européenne : les chefs d’Etat et de gouvernement ne sont pas parvenus à s’entendre, les 21 et 22 mars, pour rehausser leurs efforts dans la lutte contre le changement climatique. Un nouvel échec après une première tentative en octobre, malgré la très forte mobilisation citoyenne, notamment des jeunes.
    A l’échelle mondiale, les Etats sont pourtant engagés dans un marathon pour limiter le dérèglement climatique. Une course qui a pris des allures de sprint ces derniers temps, à mesure que l’inaction politique rétrécissait les années comptées par les scientifiques. Or les engagements des pays, dont ceux de l’UE (− 40 % d’émissions d’ici à 2030 par rapport à 1990), sont insuffisants pour respecter l’objectif de limiter le réchauffement bien en dessous de 2 °C, et si possible à 1,5 °C, comme le prévoit l’accord de Paris de 2015.
    C’est pourquoi la Commission européenne pousse pour adopter un objectif de neutralité carbone d’ici à 2050, parmi les scénarios qu’elle propose dans le cadre de sa stratégie à long terme. Le 14 mars, le Parlement de Strasbourg a approuvé cette idée et celle d’un accroissement de l’effort pour atteindre − 55 % des rejets d’ici à 2030. Mais les dirigeants sont plus que jamais divisés sur le climat, paralysés par une ligne de fracture Ouest-Est qui ne cesse de se creuser. D’un côté, une dizaine d’Etats (France, Pays-Bas, Luxembourg, Espagne, Portugal, Suède ou encore Danemark) demandent une mention claire de l’objectif de neutralité carbone au milieu du siècle ; de l’autre, la Pologne, la Hongrie et la République Tchèque s’opposent à toute référence à 2050 et à l’objectif de limiter le réchauffement à 1,5 °C. Or, en matière de climat comme de fiscalité, les décisions se prennent à l’unanimité dans l’Union.
    Lors du sommet des 21 et 22 mars, l’Allemagne a créé la surprise en soutenant le camp des réfractaires pour demander un report de la discussion au prochain sommet en juin. Malgré un accord pour sortir du charbon au plus tard en 2038, le pays est toujours empêtré dans des conflits au sein de sa coalition gouvernementale, notamment entre la ministre de l’environnement Svenja Schulze (SPD) et le ministre de l’économie Peter Altmaier (CDU). Tous attendent l’adoption d’une loi climat, qui doit être présentée au printemps, pour entériner les conclusions de la commission sur le charbon..
    Mais Berlin n’est pas la seule responsable. Au-delà des incertitudes liées au Brexit, qui freinent toute avancée, Paris pèche également par le décalage entre ses discours et ses actes, en raison du retard pris dans le respect de ses objectifs climatiques. Toute « championne du climat » qu’elle soit, la France ne peut désormais plus compter sur sa seule diplomatie pour entraîner les autres pays dans son sillage et relancer le couple avec l’Allemagne. Elle doit mettre en œuvre des politiques nationales ambitieuses (dans la loi d’orientation des mobilités, la « petite loi » énergie-climat, etc.) afin de retrouver à la fois une crédibilité auprès de ses voisins et un effet d’entraînement.
    Cette bataille en matière climatique est de fait purement politique. Les mutations économiques récentes prouvent que l’Europe est capable d’aller plus loin, plus vite. Dans une étude publiée le 26 mars, le think tank britannique Sandbag montre que l’Union, troisième pollueuse mondiale après la Chine et les Etats-Unis, peut limiter de 50 % ses émissions d’ici à 2030 par la simple application des politiques communautaires et nationales existantes.
    Présenter des plans « réalistes et concrets »
    Les experts parviennent à ce résultat en mettant bout à bout le paquet énergie-climat de 2014, renforcé en juin 2018 par des objectifs plus ambitieux pour les énergies renouvelables (32 %) et l’efficacité énergétique (− 32,5 %), et l’accord trouvé en février 2019 pour réduire les émissions de CO2 des poids lourds. A quoi il faut ajouter les plans de sortie du charbon pris par une bonne dizaine de pays (France et Suède en 2022, puis Italie, Irlande, Autriche, Pays-Bas, Finlande, etc.).
    Ne reste finalement qu’à inscrire dans le marbre de nouveaux objectifs plus ambitieux, une décision nécessaire et urgente. D’abord, en vue du sommet sur le climat convoqué le 23 septembre par le secrétaire général de l’ONU. Antonio Guterres appelle les Etats à venir non pas avec des discours, mais avec des plans « réalistes et concrets » pour accroître leurs engagements climatiques d’ici à 2020 – comme le prévoit l’accord de Paris. L’Europe ne peut se permettre d’arriver les mains vides. D’autant que la Chine, moins prompte à agir en raison du ralentissement de sa croissance économique, ne sera en mesure d’accroître ses efforts qu’après avoir trouvé un terrain d’entente avec Bruxelles.
    Ensuite, parce qu’un accord sur la neutralité carbone en 2050 donnerait une feuille de route claire au nouveau Parlement et à la nouvelle Commission sur les mesures à prendre dans les cinq prochaines années, à la suite des élections européennes de mai. Ce rendez-vous électoral peut justement changer la donne, par exemple si les Verts arrivent deuxièmes en Allemagne ou si le parti au pouvoir en Pologne, Droit et justice (PiS), perd du terrain.
    Les financements, nerf de la guerre des politiques climatiques, sont également à même de faire bouger les lignes. Alors que le budget européen est en cours de négociations, les chefs d’Etat et de gouvernement doivent décider de la part consacrée à l’action climatique dans les 1 200 milliards d’euros prévus pour la période 2021-2027. Une hausse de l’enveloppe permettrait d’amortir le choc de la transition écologique pour les régions dépendantes des énergies fossiles et débloquer la situation. Pour enfin avancer.

    Prix du pétrole et prix du carbone (De Perthuis)

    Comment faire reculer l’usage du pétrole (et ses émissions de CO2) ?

    https://theconversation.com/un-petrole-a-plus-de-80-dollars-mauvais-pour-leconomie-bon-pour-le-climat-104596?utm_medium=email&utm_campaign=La%20lettre%20de%20The%20Conversation%20France%20du%208%20octobre%202018%20-%201131010163&utm_content=La%20lettre%20de%20The%20Conversation%20France%20du%208%20octobre%202018%20-%201131010163+CID_5ad393bf4bfd2b41a38330efdd69b8b1&utm_source=campaign_monitor_fr&utm_term=Un%20ptrole%20%20plus%20de%2080%20dollars%20mauvais%20pour%20lconomie%20bon%20pour%20le%20climat