Contre la polarisation du marché du travail, d’où viennent les « bons » emplois ? (D.Acemoglu)

https://www.project-syndicate.org/commentary/automation-vs-job-creation-by-daron-acemoglu-2019-04/french

Rage against the machine (texte en anglais) ECE1

https://www.project-syndicate.org/commentary/automation-displaced-workers-transition-by-laura-tyson-and-susan-lund-2017-12

Les conséquences économiques de l’automation par R.Skidelsky (ECE 1)

https://www.project-syndicate.org/commentary/automation-impact-jobs-unemployment-by-robert-skidelsky-2019-09/french

Les conséquences économiques de l’automatisation

LONDRES – À l’heure où le Brexit mobilise l’attention des médias au Royaume-Uni et ailleurs, la marche silencieuse de l’automatisation se poursuit. La plupart des économistes considèrent cette tendance comme positive, s’attendant à voir la technologie faire disparaître de nombreux emplois à court terme, mais en créer de nouveaux et de meilleurs à long terme.

La destruction d’emplois est aujourd’hui claire et directe, les entreprises automatisant les convoyeurs d’usine, le paiement dans les supermarchés, pour ne conserver qu’une dixième des employés à des postes de superviseurs, et licencier tous les autres. C’est la suite des événements qui apparaît beaucoup moins évidente.L’argument économique habituel consiste à considérer que les travailleurs affectés par l’automatisation perdront dans un premier temps leur emploi, mais que la population dans son ensemble verra par la suite ces pertes compensées. L’économiste et lauréat du prix Nobel Christopher Pissarides ainsi que Jacques Bughin du McKinsey Global Institute affirment ainsi que l’augmentation de productivité permise par l’automatisation engendrera « une croissance économique plus rapide, des dépenses de consommation plus élevées, une demande supérieure en main-d’œuvre, et par conséquent une plus forte création d’emplois ».Cette théorie de la compensation apparaît cependant beaucoup trop abstraite. Pour commencer, il convient d’établir une distinction entre les innovations qui réduisent la main d’œuvre et celles qui la développent. L’innovation en matière de produits, par exemple, telle que l’arrivée de l’automobile ou du téléphone portable, vient accroître la main d’œuvre. Par opposition, l’innovation en matière de processus, ou l’introduction d’une méthode de production optimisée, vient réduire le besoin en main d’œuvre, puisqu’elle permet à une entreprise de produire la même quantité de produits ou services existants en employant moins de travailleurs.Il est certes possible que les nouveaux emplois créés par l’innovation en matière de produits soient compensés par un « effet de substitution », le succès d’un nouveau produit conduisant à l’inutilité d’un effectif employé dans la production d’un ancien produit. Le grand défi concerne toutefois l’innovation en matière de processus, qui se contente de déplacer des emplois sans en créer de nouveaux. Si l’innovation liée aux processus devient dominante, seuls des mécanismes compensatoires pourront contribuer à empêcher l’augmentation du chômage, ou ce que l’économiste britannique David Ricardo a appelé la « redondance » des individus.Plusieurs mécanismes de ce type existent. Premièrement, l’augmentation des bénéfices conduira à davantage d’investissements dans les nouvelles technologies, et par conséquent à des nouveaux produits en plus grand nombre. Par ailleurs, la concurrence entre les entreprises entraînera une baisse générale des prix, augmentant ainsi la demande en produits et donc en main d’œuvre. Enfin, la réduction des salaires engendrée dans un premier temps par le chômage technologique élèvera la demande en travailleurs, et conduira au retour à des méthodes de production à plus forte intensité de main d’œuvre, qui absorberont les travailleurs redondants.

La vitesse à laquelle opéreront ces mécanismes de compensation dépendra de la facilité avec laquelle le capital et le travail circuleront entre les différentes professions et régions. L’apparition de technologies réductrices de main d’œuvre entraînera une baisse des prix, mais réduira également la consommation du côté des travailleurs devenus redondants. La question est alors de savoir quel effet sera le plus rapide. Les économistes keynésiens pensent que la baisse de demande en produits résultant du chômage précédera et par conséquent primera sur la réduction des prix résultant de l’automatisation, et que ceci conduira à encore davantage de chômage, du moins à court terme.

Par ailleurs, même si ces disparitions d’emplois se limitaient à un phénomène de court terme, l’effet cumulatif d’une série d’innovations réductrices de main d’œuvre pourrait avec le temps engendrer un chômage à long terme. De plus, un mécanisme efficace d’ajustement des prix présuppose la prévalence générale de la concurrence. Or, sur un marché oligopolistique, une entreprise peut choisir d’user des économies de coûts pour booster ses bénéfices plutôt que pour réduire les prix.Les considérations de ce type renforcent la vision contemporaine selon laquelle les bienfaits de l’automatisation existent sur le long terme, la « redondance » étant vouée à augmenter au cours d’une « période de transition ». Mais si cette transition est elle-même vouée à durer plusieurs décennies, comme l’estime un récent rapport du McKinsey Global Institute, il n’est pas surprenant que les travailleurs se disent sceptiques face à cet ensemble d’arguments compensatoires.Pour Karl Marx, ces processus compensatoires n’existent pas, que ce soit à court ou à long terme. L’histoire qu’il raconte ne se termine pas sur une fin heureuse pour les travailleurs, du moins pas sous le règne du capitalisme.Selon Marx, la concurrence contraint les entreprises dans leur individualité à investir autant de bénéfices que possible dans des machines économes en main d’œuvre, c’est-à-dire dans la réduction des coûts. Le développement de la mécanisation ne bénéficie toutefois pas aux capitalistes en tant que classe. Certes, le premier entrant jouit d’un avantage temporaire, surfant sur des « courbes de coûts moyens décroissantes », comme l’explique Joseph Schumpeter dans son ouvrage Histoire de l’analyse économique, et annihilant au passage les entreprises plus fragiles. Mais la concurrence diffuse ensuite les nouvelles technologies, ce qui élimine rapidement les superprofits temporaires.Le rétablissement du taux de profit nécessite selon Marx une « armée de réserve de chômeurs » de plus en plus nombreuse. Il écrit par conséquent que la mécanisation « jette les ouvriers sur le pavé ». Pour Marx, le chômage est par nature essentiellement technologique. Et si l’armée de réserve peut être absorbée dans la main d’œuvre en périodes de sursaut de prospérité, son existence continue conduit à une paupérisation croissante à long terme.Ainsi, selon Marx, la séquence d’événements à long terme se situe à l’opposé exact de la vision orthodoxe : la mécanisation engendre une prospérité fébrile à court terme, au prix d’une dégradation à long terme.Les effets redistributifs de l’évolution technologique occupent depuis bien longtemps les discussions entre économistes. Dans son ouvrage de 1932 La Théorie des salaires, John Hicks développe l’idée de l’innovation induite. Il considère que des salaires plus élevés, en menaçant le taux de profit, risquent de conduire les entreprises à économiser du côté de la main d’œuvre, puisque ce facteur de production devient relativement plus coûteux. L’automatisation de l’économie ne constitue donc pas simplement le résultat d’une puissance de calcul accrue, dans l’esprit de la loi de Moore, mais dépend de changements dans le coût relatif du travail et du capital.Ce sont là des arguments techniquement complexes. Mais la théorie économique nous fournit à l’évidence pas de réponse claire à la question des effets à long terme du progrès technologique sur l’emploi. La meilleure conclusion que nous puissions tirer consiste à estimer que l’impact dépendra de l’équilibre entre les innovations associées aux produits et les innovations liées aux processus, ainsi que de facteurs tels que l’état de la demande, le degré de concurrence sur le marché, sans oublier l’équilibre de pouvoir entre le capital et le travail.Les gouvernements peuvent intervenir dans tous ces domaines majeurs. Même si l’automatisation s’est historiquement révélée bénéfique à long terme, les décideurs politiques ne doivent pas en ignorer les effets perturbateurs à court terme. Car c’est toujours dans le court terme que se produisent les drames de l’histoire.

Traduit de l’anglais par Martin Morel

Robert Skidelsky, membre de la Chambre des Lords britanniques, est professeur émérite

 

 

Expliquer les transformations de la valeur ajoutée (Cepii)

http://ses.ens-lyon.fr/articles/comment-expliquer-la-deformation-du-partage-de-la-valeur-ajoutee-depuis-30-ans

Comment expliquer la déformation du partage de la valeur ajoutée depuis 30 ans ?

Publié le 28/09/2018
Auteur(s) : Sophie Piton
Le partage de la valeur ajoutée revient comme un thème majeur de recherche en économie. Les dernières décennies ont en effet été marquées par une déformation du partage de la valeur ajoutée au détriment du travail. Dans cette interview, Sophie Piton nous éclaire sur les différentes causes de cette tendance de long terme, aujourd’hui discutées par les économistes : le progrès technique, la mondialisation, le renforcement de la concentration, les changements de gouvernance dans les grandes entreprises.

Cette ressource fait partie de notre dossier : CEPII – L’économie mondiale 2019.

Sophie Piton est macroéconomiste au CEPII. Elle a effectué un doctorat de science économique à PSE-École d’économie de Paris et à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, sous la direction d’Agnès Benassy-Quéré. Elle travaille principalement dans deux domaines de recherche : l’intégration internationale (sa thèse porte sur les déséquilibres macroéconomiques en Europe) et le partage du revenu entre travail et capital au niveau macroéconomique.

Sophie Piton a rédigé avec Antoine Vatan le chapitre « Le partage de la valeur ajoutée : un problème capital » dans L’économie mondiale 2019 (La Découverte, coll. Repères, septembre 2018).

Quelles sont les grandes tendances de l’évolution du partage de la richesse dans les pays européens et aux États-Unis sur les dernières décennies ?

Dans l’ensemble des pays du monde, la part de la valeur ajoutée distribuée aux salariés a baissé depuis le début des années 1980. Il s’agit d’une tendance de long terme que l’on observe aussi bien dans les pays avancés que dans les pays en développement (Karabarbounis & Neiman, 2014). L’Europe et les États-Unis enregistrent une baisse de cette part (part des traitements, salaires, et cotisations sociales dans la valeur ajoutée) de même ampleur depuis 1980. Elle passe de 68 % à 60 % dans les pays européens et de 65 % à 58 % aux États-Unis, et ce en dépit de l’augmentation des cotisations sociales (graphique 1) [1]. Mais le profil de la baisse diffère. En Europe, la part salariale diminue fortement entre 1980 et 2000 et stagne depuis. Les États-Unis affichent une dynamique inverse. Cette part stagne jusqu’au début des années 2000, puis chute. De plus, la crise financière de 2007-2008 semble n’avoir eu que peu d’effets aux États-Unis, alors qu’en Europe un rebond apparaît. Ces différences ne remettent toutefois pas en question la tendance de plus long terme, qui est celle d’une baisse de la part salariale. Cette baisse concerne la majorité des pays européens. En France et en Allemagne par exemple, la part salariale a perdu 3 points tous les dix ans en moyenne depuis 1980. L’exception la plus notable est celle du Royaume-Uni, où la part salariale a légèrement augmenté (de 1 point en moyenne tous les dix ans depuis 1980). Dans ce pays, la part salariale a en fait baissé dans les années 1970.

Graphique 1 : Évolution de la part du travail dans la valeur ajoutée en Europe et aux États-Unis, 1950-2015

Comment ces évolutions sont-elles prises en compte dans les modèles des macroéconomistes ?

La majorité des modèles macroéconomiques considère encore aujourd’hui que la répartition du revenu national entre travail et capital est stable en longue période, en s’appuyant sur les faits stylisés de la croissance mis en évidence par Kaldor [2]. Les cadres théoriques des macroéconomistes ne sont donc plus en adéquation avec les faits stylisés, à savoir le recul de la part du travail depuis le début des années 1980. Ils sont alors moins pertinents pour saisir les dynamiques macroéconomiques à l’œuvre dans les économies actuelles, en particulier la montée des inégalités.

Quel rôle a joué le progrès technologique dans cette déformation du partage de la valeur ajoutée au détriment des salariés ?

Le progrès technologique, du fait de l’automatisation de nombreuses tâches ou du développement de l’intelligence artificielle par exemple, entraînerait une « course entre l’homme et la machine ». C’est ce que mettent en avant Karabarbounis et Neiman (2014) dans un article publié en 2014. Les auteurs montrent que le progrès technologique fait baisser le prix de l’investissement (des machines) relativement aux prix à la consommation, ce qui incite les entreprises à remplacer du travail par du capital, et accumuler ainsi plus de capital productif.

Une deuxième explication souligne l’utilisation croissante, dans la production, d’actifs immatériels tels que les brevets, la recherche et développement, ou encore les logiciels (Koh, Santaeulàlia-Llopis et Zheng, 2016). L’inclusion de ce type d’actifs immatériels dans les récentes réformes de la comptabilité nationale a pu participer à la plus forte accumulation du capital.

Pourquoi cette explication par le progrès technologique n’est pas suffisante à vos yeux pour comprendre l’augmentation de la part des revenus du capital la valeur ajoutée ?

Les deux explications technologiques s’attachent surtout à expliquer l’accumulation croissante du capital productif. Or l’augmentation de la part des revenus du capital dans la valeur ajoutée (et son corollaire, la baisse de la part des revenus du travail) s’explique surtout par une augmentation de la part des profits, ou plus généralement du rendement du capital. Les profits sont ce qui reste de la valeur ajoutée après déduction des rémunérations du travail (ce qui donne l’excédent brut d’exploitation), déduction du remplacement du capital usé (on obtient ainsi l’excédent net d’exploitation), et une fois payé l’ensemble des charges, intérêts sur les dettes et impôts (le solde correspond au compte du revenu d’entreprise, l’équivalent dans la comptabilité nationale des profits courants avant distribution). Ces profits sont utilisés pour payer les actionnaires (sous forme de dividendes et de rachats d’actions), ou peuvent aussi être réinvestis à l’étranger, investis dans les moyens de production ou encore mis en réserve. Entre 1980 et 2015, la part des profits dans la valeur ajoutée a augmenté de 7 points aux États-Unis, et de 19 points en Europe, contribuant fortement à l’augmentation de la part revenant au capital (graphique 2).

Graphique 2 : Évolution de la part des profits et des rémunérations des actionnaires dans la valeur ajoutée des sociétés non financières

Quelles autres évolutions structurelles sont à l’origine de la croissance des revenus du capital ?

Deux explications sont avancées pour expliquer l’augmentation des profits. Une première s’intéresse à la marge que font les entreprises lors de la vente de leur production, soit l’écart entre leur prix de vente et leurs coûts de production. Cette marge aurait beaucoup augmenté depuis le début des années 1980. En cause, une concentration accrue de l’activité économique qui augmenterait le pouvoir de marché des plus grandes entreprises. Autor et al. (2017) font ainsi le constat que les États-Unis sont de plus en plus dominés par des entreprises « superstars » – comme Google ou Apple.

L’évolution des profits est aussi à relier à des changements dans la gouvernance des entreprises. Une part accrue de ces profits est distribuée aux actionnaires, sous la forme de dividendes ou de rachats d’actions. Cette évolution reflète le passage depuis les années 1980 d’un capitalisme contractuel à un capitalisme financiarisé, facilité par la globalisation financière (Michel Aglietta, 2017). Ce dernier a pour principe la maximisation de la valeur actionnariale, en cherchant à réduire le plus possible la part salariale dans le revenu global.

Enfin, au-delà de l’explication par les profits, d’autres hypothèses ont également été avancées pour comprendre la baisse de la part salariale. Notamment la diminution du taux de syndicalisation et l’affaiblissement du pouvoir de négociation des salariés, mais celui-ci n’est pas observé (ou difficilement mesurable). Le rôle des délocalisations et du commerce international a également été questionné. Or, la baisse de la part salariale concerne l’ensemble des secteurs et non pas seulement les secteurs les plus exposés à la concurrence internationale. Cela laisse penser que le commerce international ne joue au final qu’un rôle secondaire dans l’explication de cette tendance, ou agit de façon indirecte notamment en participant à la concentration accrue des entreprises (Van Reenen, 2018).

Si la concentration est une explication majeure, peut-on en inférer que la politique de la concurrence est un moyen efficace d’infléchir les évolutions structurelles du partage de la valeur ajoutée ?

Le rôle des structures de marché dans ces évolutions a largement été discuté aux États-Unis, à l’occasion du symposium annuel des banquiers centraux qui a eu lieu à Jackson Hole en août dernier. A cette occasion, Van Reenen (2018) suggère que la concentration accrue des entreprises américaines ne provient pas tant d’une faiblesse dans la politique de concurrence. L’émergence des entreprises « superstars » a pu être facilitée par la nature des innovations technologiques ou par la globalisation – des évolutions qu’une seule politique de la concurrence peut difficilement infléchir. Néanmoins, plusieurs chercheurs pointent le rôle de plus en plus important de ces monopoles sur le marché du travail, pouvant affaiblir le pouvoir de négociation des salariés. Ces entreprises peuvent également profiter de leur situation pour fixer des prix plus élevés. Dans ce cas, la politique de la concurrence permettrait d’infléchir de telles conséquences d’une concentration accrue.

Peut-on imaginer une bonne combinaison de politiques économiques afin de favoriser le retour à un partage de la valeur ajoutée plus équitable ?

Avant même de réfléchir à des politiques économiques qui viseraient à changer le partage de la valeur ajoutée, il est important de se poser la question à savoir quel est le « bon » niveau de la part salariale. Ensuite, postuler que la baisse de cette part provient essentiellement du progrès technologique pose la question des effets inégalitaires de l’innovation, source pourtant importante de croissance économique. Considérer que cette déformation provient d’un accroissement de la concentration et des rentes qui en résultent amène à repenser le rôle des structures de marché. Enfin, postuler que ces évolutions reflètent une gouvernance centrée sur la maximisation de valeur pour les actionnaires invite à une remise en cause du capitalisme financiarisé.

Propos recueillis par Anne Châteauneuf-Malclès et Pascal Le Merrer pour SES-ENS.

Références

Aglietta M. [2017], « Capitalisme : les mutations d’un système de pouvoirs », in CEPII, L’économie mondiale 2018, La Découverte, coll. Repères, p.24-41.

Autor D., Dorn D., Katz L.F., Patterson C., Van Reenen J. [2017], « The fall of the labor share and the rise of superstar firms », NBER Working Paper n°23396.

Karabarbounis L., Neiman B. [2014], « The global decline of the labor share », The Quarterly Journal of Economics, vol. 129, n°1, p.61-103.

Koh D., Santaeulàlia-Llopis R., Zheng Y. [2016], « Labor share decline and intellectual property products capital », Working Papers n°927, Barcelona Graduate School of Economics.

Piton S., Vatan A. [2018], « Firm ownership and the labour share », Document de travail du CEPII, à paraître.

Van Reenen J., « Increasing differences between firms: Market power and the macro-economy », papier présenté au Symposium 2018 de Jackson Hole, août 2018.

Pour aller plus loin

Intervention de Sophie Piton à la conférence de présentation de L’économie mondiale 2019 au CEPII le 12 septembre 2018 : diaporama « Quelle approche macroéconomique pour cerner le partage de la VA ? » et table ronde.

Piton S. et Vatan A., « Partage de la valeur ajoutée. Une déformation au détriment du travail », in Bensidoun I. et Couppey-Soubeyran J. (dir.), Carnets graphiques, CEPII, 2018, p.80-81.

Antoine Vatan, « La baisse de la part salariale : reflet de la montée en puissance des investisseurs institutionnels ? », Lettre du CEPII, n°396, février 2019.

Sur SES-ENS : Guillaume Allègre, « Les inégalités en Europe durant la Grande Récession », février 2018.

Notes

[1] Ces estimations s’appuient sur des données de comptabilité nationale, plus appropriées pour saisir les évolutions structurelles dans l’ensemble de l’économie et pour réaliser des comparaisons internationales. Pour davantage de précisions concernant le calcul de la part dans la valeur ajoutée des revenus du travail et des revenus du capital, on pourra consulter : Sophie Piton et Antoine Vatan, « Répartition de la valeur ajoutée entre revenus du travail et du capital : de quoi parle-t-on ? », Blog du CEPII, 10 janvier 2018.

[2] Nicholas Kaldor [1957], « A Model of Economic Growth », Economic Journal, Vol. 67, n°268, p.591-624. Nicholas Kaldor [1961], « Capital Accumulation and Economic Growth », in Lutz and Hague (eds.), The Theory of Capital, Macmillan et St. Martin’s Press, p.177-222.