Emigrés et entrées de revenus dans le pays d’origine (Banque mondiale)

sur le site http://partageonsleco.com/2020/09/16/recherche-sur-la-nature-des-transferts-de-fonds-de-migrants-et-leur-influence-sur-les-pays-en-developpement-article/

Les entrées de revenus dans les PVD en provenance des populations émigrés sont enregistrées dans le compte de la balance courante. Cet article fait le point sur les avantages et les inconvénients de ces entrées de revenus.

Je recopie ici les premières lignes. on constate que les entrées de revenus permettent d’augmenter la dépense et donc le PIB locale mais qu’elles placent aussi les économies dans un état de fragilité : si ces entrées diminuent, la croissance chute.

nb: attention, dans cet article il y a une confusion entre effet volume/effet prix.

« Selon la Banque Mondiale, les envois de fonds de migrants sont devenus en 2019, la principale source de financement extérieur dans les pays à faible et moyen revenu, à l’exception de la Chine [1]. Ces pays, en particulier ceux à revenu intermédiaire, disposent d’une diaspora plus importante que celle des pays à revenu faible ou à revenu élevé. En effet, les individus les plus pauvres ne possèdent pas les moyens nécessaires pour financer leur migration, et les plus riches disposent, moins souvent, d’un motif particulier qui pourrait justifier une démarche de migration [2].

Dans certains pays, le montant des envois peut dépasser 30% du PIB (en 2018, les transferts représentaient 40,7% du PIB au Tonga, 33% au Kirghizistan, 32,5% à Haïti etc.) [3]. Face à ces chiffres considérables, l’étude des effets des transferts sur l’économie du pays de départ a fait l’objet d’une littérature importante.

Certes, ils favoriseraient la croissance des pays receveurs en apportant un financement important et moins volatile que l’aide publique au développement ou les investissements directs à l’étranger [4]. Pour autant, ces transferts seraient également vecteurs d’une dépendance accrue vis-à-vis des pays d’accueil et de leur cycle économique. Ainsi, les transferts pourraient transmettre les crises des pays d’arrivée aux pays de départ et par conséquent, nuire au développement de ces derniers. »