Les politiques économiques (les préconisations du G20)

Le G20-Finances appelle à utiliser «tous les outils» pour relancer l’économie

Par LIBERATION, avec AFP 27 février 2016 à 13:06

Les grands argentiers du G20 ont appelé samedi, à l’issue d’une réunion de deux jours à Shanghai, à utiliser «tous les outils» pour soutenir l’économie, alors que la reprise mondiale apparaît «inégale et en-deçà des ambitions».

Le communiqué publié par les ministres des Finances des 20 pays les plus riches de la planète cite par ailleurs parmi les risques pesant sur la croissance, «le choc d’une éventuelle sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne». Cette mention, qui est faite dès le premier paragraphe du texte, souligne l’importance pour le G20 de cette question, qui sera tranchée par les Britanniques lors d’un référendum le 23 juin.

«Les risques et vulnérabilités ont augmenté», soulignent les grands argentiers, citant outre le Brexit, «la volatilité des mouvements de capitaux, la chute des cours des matières premières, les tensions géopolitiques accrues et l’afflux de migrants dans certains régions»«Il y a des inquiétudes grandissantes» sur les perspectives économiques mondiales, même si les récentes turbulences des marchés «ne reflètent pas les fondamentaux de l’économie mondiale» tempèrent les ministres des Finances.

«Nous devons faire plus pour atteindre nos objectifs communs» d’une croissance «forte et durable», poursuivent-ils. «Nous utiliserons tous les outils – monétaire, budgétaire et structurel – individuellement et collectivement» pour «préserver et renforcer la reprise».

En insistant sur la nécessité d’activer tous les leviers pour faciliter une reprise, y compris la relance par la dépense publique ou par la planche à billets des banques centrales, le communiqué du G20 vise à calmer les inquiétudes et les critiques émises par de nombreux économistes et le gouvernement Allemand sur l’efficacité et les risques à long terme de ces mesures.

Le texte insiste notamment sur la nécessité pour les grandes banques centrales de poursuivre leurs politiques déjà ultra-accommodantes. «Les politiques monétaires continueront de soutenir l’activité et de garantir la stabilité des prix», mais elles ne peuvent à elles seules «conduire à une croissance durable», souligne le communiqué.

Parallèlement, la politique budgétaire, qui consiste pour les Etats à gonfler leurs dépenses publiques en vue de conforter l’activité, devra être mise en oeuvre «de façon flexible».

Enfin, «nous réaffirmons le rôle de politiques macro-économiques structurelles pour étayer nos efforts», ajoute le document. Façon de tenir compte, un minimum, des exigences de Wolgang Schaüble, le ministre allemand des Finances.

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